Jérôme Corderet, handicapé pas méchant !Jérôme Corderet, handicapé pas méchant !
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    Je m’appelle Jérôme Corderet, je suis handicapé de naissance, je suis atteint de paralysie cérébrale.

    Je me suis mis à écrire des textes car je n’avais aucune déficience intellectuelle, et je voyais des choses dans le médico-social qui ne me plaisaient pas ou tout au moins tout ce qu’il y avait à modifier pour être mieux pour des gens dits lourdement handicapés. Donc, voilà, j’ai commencé à écrire, j’y ai pris du plaisir, et je me suis mis à écrire sur d’autres choses que le médico-social, sur ce que je pensais du monde actuel et à venir. Ce ne sont que des idées auxquelles je crois.  Lire la suite.... 

    Groupe d'évaluation des stagiaires

    mercredi 1 avril 2026

    Il y a deux ans et demi, la cheffe de service de notre SAJ nous a proposé de faire un groupe d’évaluateurs des stagiaires AES, ME, ES.

    Ce groupe a vu le jour d’un coup, à la suite d’une réflexion après un stage qui s’est un peu mal passé, tout du moins au début. Pendant un accueil café le lundi matin avec tous les 23 usagers, on a pris l’avis de tout le monde au SAJ. Chacun a dit ce qu’il pensait de la personne en formation. Ça a donné un texte qu’un salarié a pris en note selon les réactions des participants. La cheffe de service a dit qu’il fallait structurer les questions par rapport aux formations différentes. Dans l’équipe d’évaluateurs des stagiaires, chacun a à peu près 5 résidents à interviewer. Chaque évaluateur est accompagné d’un membre de l’équipe pendant l’interview.

    L’interview se déroule selon trois critères : connaissance de la technique, accompagner l’Autre et prise en compte de la différence. Il y a une partie pour faire un commentaire libre. Après, on fait la synthèse des 23 personnes accueillies. Ça nous permet de dire si le stage s’est bien passé, ou pas, ou moyennement. A la fin de la synthèse, on essaie de faire des phrases que chaque évaluateur est capable de restituer au stagiaire. La personne vient à la fin de la réunion. On lui restitue : qu’a-t-on pensé de lui /elle ? Qu’est-ce qui est positif et que peut-il améliorer ?

    Nous concernant, c’est une super idée de fond. Mes collègues ont beaucoup de mal à avoir l’esprit critique. Pour eux, critiquer, ce n’est pas aimer. Les synthèses qu’on a pu faire étaient à l’eau de rose. Tout est beau, magnifique, de bons stagiaires.

    Avec l’aide du coordinateur, on essaie de les emmener à avoir un esprit critique sans casser la personne, bien sûr. Mais avec des IMC, c’est très dur. Ça fait partie du job. Je reviendrai juste sur le premier qu’on a fait. Peut-être pas en bonne et due forme par rapport à sa formation. Ce qui m’a éclaté, c’est que chacun avec ses possibilités a dit les points positifs et négatifs lors de la restitution à cette personne. Il s’est passé plein de choses. Il était très ému. J’ai aimé ce moment, c’était sincère, ce n’était pas à l’eau de rose. Aujourd’hui, cette personne a réussi sa formation. Nous aimerions que tous les établissements sociaux et médico-sociaux se dotent de groupes comme le notre. Ça nous permet d’avoir un regard ouvert et critique pour que les personnes évoluent dans leurs formations respectives, que ça leur apporte. Nous pouvons prendre une place au sein de l’institution où nous sommes écoutés. C’est nous qui travaillons avec les stagiaires et qui leur apprenons comment accompagner.

     

    Jérôme Corderet 25 novembre 202

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